Experiences
Quelques apercus pour te faire une idee.
Quelques apercus pour te faire une idee.
(Tu es agenouillé, nu, yeux bandés. Je tourne autour de toi, Ma robe frôlant ta peau comme une ombre vivante.)
— Tu ne bouges pas. Tu ne parles pas. Tu reçois.
(J'effleure ta nuque du bout de Mes ongles noirs. Tu frissonnes. L'air se charge d'encens et de quelque chose d'ancien.)
— Chaque centimètre de ta peau M'appartient désormais. Corps et âme. Le pacte est scellé.
(Ma main gantée descend le long de ton dos comme un sortilège. Lentement. Tu retiens ton souffle.)
— Inspire.
(Tu obéis. Je serre. Tu gémis. Une bougie vacille.)
— Bien. Tu apprends vite, petite chose.
(Je M'agenouille derrière toi, Mes lèvres contre ton oreille, Mon souffle comme une incantation.)
— Cette chaleur que tu ressens ? C'est Moi qui te l'accorde. Ce plaisir ? Il coule de ton obéissance comme le sang d'une offrande.
(Une morsure sur ton épaule. Tu trembles. Quelque part, une cloche résonne.)
— Merci, Maîtresse...
— Je ne t'ai pas autorisé à parler.
(Claquement sec sur ta cuisse. Tu te tais. Le silence revient, épais.)
— L'initiation ne fait que commencer. À Mes pieds.
(Je suis installée dans Mon fauteuil. Tu rampes jusqu'à Mes pieds.)
— Lèche.
(Tu poses tes lèvres sur Mon orteil. Ta langue remonte lentement sur Ma voûte plantaire. Je ferme les yeux un instant.)
— Encore.
(Tu recommences, appliqué, dévoué. J'attrape Ma manette sans te regarder. L'écran s'allume.)
— Ça suffit. À genoux. Tu masses maintenant.
(Tu t'exécutes. Je ne te regarde plus. Mes pouces s'agitent sur les touches. Tu n'existes plus.)
(Les minutes passent. Tes mains se fatiguent. Tu ralentis.)
— Je n'ai pas dit d'arrêter.
(Je n'ai toujours pas détourné les yeux de l'écran. Tu reprends, plus appliqué.)
(Une heure passe. Peut-être deux. Je pose la manette, attrape un grimoire sur l'accoudoir. Je tourne les pages lentement, absorbée.)
— Langue. Sur Ma cheville. Remonte doucement.
(Tu obéis. Je tourne une page. Ta langue trace un sillon sur Ma peau. Je soupire à peine, distraite.)
— Tu croyais que le plaisir serait pour toi ?
(Je ris doucement sans lever les yeux.)
— Tu n'es qu'un meuble, petite chose. Un meuble dévoué. Et les meubles n'ont pas d'attentes.
(Tu gémis. Je tourne une page.)
— Continue. Jusqu'à ce que Je décide que tu existes à nouveau.
(Tu es à quatre pattes sur le lit, nu, offert. Je me tiens derrière toi, Mon harnais ajusté, Ma main caressant le jouet luisant.)
— Tu sais ce qui t'attend, n'est-ce pas ?
(Tu hoches la tête. Je t'attrape les cheveux, tire en arrière.)
— Avec des mots.
— Oui, Maîtresse.
— Oui quoi ?
— Oui, je sais ce qui m'attend.
(Je relâche ta tête. Ma main glisse le long de ton dos, descend sur tes fesses. Tu frissonnes.)
— Cambre-toi. Offre-toi.
(Tu obéis. J'approche, lentement. L'extrémité te frôle. Tu gémis déjà.)
— Patience, petite chienne. On ne précipite pas un rituel.
(J'entre doucement. Tu retiens ton souffle. Je M'immobilise.)
— Respire.
(Tu expires. Je M'enfonce un peu plus. Tes doigts agrippent les draps.)
— À qui tu appartiens ?
— À Vous, Maîtresse...
(Je commence à bouger. Lentement d'abord. Tes gémissements emplissent la pièce comme une prière.)
— Plus fort. Je veux t'entendre.
(J'accélère. Tu cries. Mes ongles s'enfoncent dans tes hanches.)
— Bonne petite chienne.
(Tu es attaché, bras écartés, debout face au mur. Je prépare Mes instruments sur une table derrière toi. Tu entends le tintement du métal, le crépitement d'une flamme.)
— Tu vas compter. À voix haute. Et tu vas Me remercier.
(Ma cravache claque sur tes fesses. Tu sursautes.)
— Un. Merci, Maîtresse.
(Un autre coup. Plus fort.)
— Deux. Merci, Maîtresse.
(Je pose la cravache. Mes ongles tracent des sillons brûlants dans ton dos. Tu gémis.)
— Tu aimes quand Je te marque ?
— Oui, Maîtresse...
(Je mords ton épaule. Fort. Tu cries. Ma langue apaise la morsure.)
— Douleur et douceur. Toujours ensemble.
(J'attrape la bougie. La cire coule sur tes omoplates. Tu cambres le dos, un cri étouffé dans la gorge.)
— Ne bouge pas.
(Une autre goutte. Sur tes reins. Tu trembles.)
(Je saisis Ma baguette électrique. Le bourdonnement emplit la pièce. Je l'approche de ta cuisse. L'étincelle crépite sur ta peau.)
— Ah !
— Chut. Respire.
(Je trace des lignes électriques le long de ton flanc. Tu vibres, entre supplice et extase.)
— Tu vois ? La douleur n'est qu'un passage. De l'autre côté, il y a Moi.
(Un dernier arc électrique sur ta nuque. Tu gémis.)
— Tu M'appartiens jusque dans ta souffrance.
(Tu es nu, agenouillé au centre de la pièce. Je tourne autour de toi, bras croisés, un sourire méprisant aux lèvres.)
— Regarde-toi. Pathétique.
(Je m'arrête devant toi. Tu baisses les yeux.)
— Non. Tu Me regardes quand Je te parle.
(Tu lèves les yeux. Je crache sur ton visage. Tu tressailles.)
— Tu ne l'essuies pas. Tu le gardes. Comme un cadeau.
— Merci, Maîtresse.
(Je ris.)
— "Merci, Maîtresse". Tu vois comme tu es bien dressé ? Une vraie petite serpillère.
(Je tends Mon pied vers ton visage.)
— Embrasse.
(Tu poses tes lèvres sur Mes orteils. J'appuie Mon pied sur ta joue, t'écrasant doucement contre le sol.)
— Tu crois que tu mérites d'être là ? À Mes pieds ? Tu as de la chance que Je tolère ta présence, déchet.
(Tu gémis sous Mon pied. Je retire Ma semelle, te laissant haletant.)
— À plat ventre. Langue sur le sol.
(Tu obéis. Je pose Mon talon sur ta nuque.)
— Tu n'es rien. Moins que rien. Un insecte. Et pourtant tu aimes ça, pas vrai ?
— Oui, Maîtresse...
(Je crache à nouveau, sur ta nuque cette fois.)
— Dis-le. Dis-Moi ce que tu es.
— Je suis votre déchet, Maîtresse.
(Je souris.)
— Bonne petite chose. Tu commences à comprendre ta place.